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Inhumation et crémation

L'inhumation 

L'inhumation est traditionnellement pratiquée dans le cimetière communal.

Elle peut être réalisée en terrain commun (accueil gratuit des corps pour une durée minimale de 5 ans)
ou dans une concession particulière (parcelle privative acquise pour une certaine durée ou à perpétuité).

Si des travaux sont nécessaires sur la concession funéraire, l'inhumation peut s'effectuer dans un caveau provisoire.
L'inhumation est pratiquée dans le lieu de résidence du défunt ou sur la commune du lieu du décès ou autre si une concession est déjà existante.

L'inhumation peut s'effectuer en pleine terre ou dans un caveau.
Le caveau est un investissement de départ qui permet de réaliser des économies à l'avenir. Celui-ci permet d'éviter l'achat de plusieurs concessions et de plusieurs monuments pour une même famille, tout en ayant un seul lieu de recueillement et l'assurance d'une conservation des cercueils.

La crémation

La crémation (ou incinération) se déroule dans un crématorium, placé sous la responsabilité de la commune.

Les cendres sont ensuite recueillies dans une urne. Différentes destinations sont possibles en fonction des volontés du défunt.
Elles peuvent être : 
- déposées dans un columbarium (réglementation proche de celle des concessions) ou dans une sépulture familiale (avec autorisation du maire).
- dispersées dans la nature ou dans le Jardin du Souvenir
- déposées provisoirement dans le crématorium

Inhumation ou crémation ? 

Si une réflexion sur la destination des cendres est nécessaire.Sur les arguments financiers ou écologiques, il est difficile aujourd'hui de départager, inhumation et crémation.
En effet, la crémation coûte aussi chère que l'inhumation classique, car la moyenne des taxes de crémation a énormément augmenté afin de couvrir les infrastructures nécessaires pour répondre aux exigences communales ou environnementales.


Tous les ans, aux alentours de la Toussaint, les discussions et débats familiaux s'articulent plus que d'habitude autour de la mort, du souvenir et plus particulièrement sur le choix de la sépulture de chacun. Il est évident que cette période d'automne est propice à ce type de sujet, mais elle nous démontre aussi le besoin que nous avons tous de nous rassurer sur notre ultime choix et sur le bienfait de sa signification.
Choisir la crémation ou l'inhumation pour ses propres obsèques ou pour les obsèques d'un proche n'ayant pas eu le temps de faire connaitre son choix est une décision personnelle et respectable quels que soient les arguments avancés par chacun. Cependant, pour choisir en toute connaissance de cause, il faut bien connaitre les différents aspects, psychologiques, techniques, financiers et même écologiques que ce choix entraîne. Sans disserter des lignes et des lignes sur un sujet qui a fait débat depuis des siècles et continuera toujours à alimenter les discussions des communautés familiales, religieuses, ethniques ou citoyennes, nous nous permettons d'apporter ici un éclairage professionnel étayé par une longue expérience nationale.

L'inhumation est bien souvent plus facile d'approche pour l'entourage du défunt car elle est connue et reconnue comme traditionnelle dans notre pays judéo chrétien. Le rite de l'inhumation est immuable depuis des décennies et permet à l'entourage de suivre son proche à sa dernière demeure au sein de la communauté des morts. Cette dernière demeure est psychologiquement très importante pour l'être humain car elle permet d'avoir un lieu de recueillement et de souvenir.


Bien que de plus en plus important en France, la crémation garde encore pour certain d'entre nous ses interrogations légitimes ou non. La crémation reste psychologiquement plus difficile à aborder essentiellement, car en moins de deux heures, le corps du défunt passe du cercueil à l'urne. Ce transfert physique terriblement visible bouscule les repères de tout individu lors de la première crémation vécue.
Souvent, la crémation est associée à la dispersion des cendres et donc à la perte de repères ou de lieu de souvenir. Cela n'est pas exact puisqu'il est possible de placer l'urne contenant les cendres du défunt, dans ou sur une sépulture de famille (scellée sur le monument) ou dans un site cinéraire (columbarium, cavurne, etc...) au sein du cimetière municipal. D'ailleurs, la loi du 19 décembre 2008 est venue renforcer cette démarche en donnant notamment aux cendres le même statut que le corps humain et en interdisant de conserver les cendres aux domiciles des familles.

Sur les arguments financiers ou écologiques, il est difficile aujourd'hui de départager, inhumation et crémation.
En effet, la crémation coûte aussi chère que l'inhumation classique, car la moyenne des taxes de crémation a énormément augmenté afin de couvrir les infrastructures nécessaires pour répondre aux exigences communales ou environnementales. Ainsi, le creusement d'une fausse ou l'ouverture d'une sépulture existante est souvent moins onéreuse que la redevance obligatoire de crémation.

Au niveau écologique, les deux pratiques semblent être au même niveau, car si on prend en compte pour la crémation, la pollution atmosphérique ou l'utilisation d'énergie fossile, il faut imputer à l'inhumation, l'utilisation de l'espace ou l'extraction et le transport des granits pour couvrir les sépultures.
Avant de prendre une décision pour soi ou pour son proche, il faut bien peser le pour et le contre de ces deux pratiques et garder en tête que ce choix est fait pour le défunt mais aussi pour ceux qui restent, qui l'ont aimé ou connu.